Interview Paul Szczerba BALIBARIS

Interview : Paul Szczerba, fondateur de Balibaris

On n’est jamais mieux servi que par soi même ! L’histoire de Balibaris, la marque de prêt-à-porter parisienne créée par Paul Szczerba, pourrait parfaitement illustrer cette pensée. Suite à une observation personnelle d’un manque de pièces originales dans le paysage du prêt-à-porter masculin, Paul a décidé de se lancer dans l’aventure. Tout a donc commencé par une collection de cravates et, très vite, l’environnement urbain, le cinéma et la découverte de matières nobles lui ont donné envie d’élargir l’offre en créant un véritable vestiaire pour le gentlemen des temps modernes.

 

 

Son cv Mode

 

PROFESSION : Fondateur de la marque de mode Balibaris

 

STYLE : Classique revisité

 

UNE DEVISE : A chaque détail son sens et son utilité

 

PIECES FETICHES : Le caban

 

UNE REGLE :

 

La coupe et des matières nobles avant tout !

 

UNE SOURCE D’INSPIRATION : Le cinéma

 

 

 

Racontez-nous l’histoire de Balibaris : 

 

Balibaris est ma première expérience professionelle, j’ai lancé la marque directement en sortant de l’école avec un réel besoin en tant que client et consommateur. Je ne trouvais tout simplement pas les vêtements qui me convenaient. A l’époque, il y avait soit des vêtements au style rock et urbain soit trop classique et ennuyeux, style papy et il n’y avait pas de pièces intermédiaires bien façonnées dans des jolies matières. J’ai donc créé Balibaris pour parer à ce besoin.

Cela a commencé par des cravates que l’on vendait en ligne et face à la réussite, nous avons créé un vestiaire complet pour l’homme de fil en aiguille.

 

 

 

Aujourd’hui, quel type de structure est Balibaris ? 

 

C’est une société de plus de 100 salariés soit une assez grosse entreprise.

 

La boutique Balibaris

 

 

Vous sentez-vous plus créateur ou entrepreneur ?

 

Les deux. C’est un métier où il faut être très polyvalent et c’est cela qui m’intéresse. Il faut passer du temps sur la création et l’élaboration des collections, j’aime toujours essayer toutes les pièces qui sortent du studio et en même temps je reste très occupé par toutes les préoccupations entrepreneuriales que sont les chiffres, le marketing, la communication. Il n’y a pas de journée type, plutôt un mélange de tâches qui varient de jour en jour.

 

D’où vient le nom de la marque ?

 

Cela vient du personnage de Barry Lyndon dans le film de Stanley Kubrick. C’est en clin d’œil à l’une des inspirations majeures de la marque : l’univers du cinéma.

 

 

Selon vous, qui est l’homme Balibaris ?

 

C’est quelqu’un d’urbain, qui a une trentaine d’années, qui n’a pas de codes préconçus et qui aime bien mixer ses habitudes. Porter une veste avec un jean, une chemise formelle avec un pantalon plus décontracté mais qui fait toujours attention à porter des coupes bien ajustées et un vrai choix des matières.

 

 

Si vous deviez choisir un ambassadeur pour représenter la marque, qui serait-ce ?

 

Un Romain Duris ou un Vincent Cassel.

 

Vêtements Balibaris

 

Comment souhaitez-vous que les hommes se sentent en portant vos collections ?

 

Je souhaite avant tout qu’ils se sentent bien et confortables. Chez nous, chaque vêtement doit avoir un intérêt pour répondre à un besoin et c’est pareil pour les détails du vêtement. Par exemple, il n’y aura jamais une poche positionnée seulement pour faire joli. Chaque détail a un sens et une utilité, le but étant de pouvoir vivre dans des vêtements toujours bien coupés et offrant une allure élégante.

 

 

Vos collections évoluent-elles au cours des saisons ou souhaitez-vous garder une image constante de la marque ?

 

Nous gardons toujours un trait commun à travers les collections notamment avec la couleur bleu marine, ainsi qu’avec le choix de matières emblématiques telles que le denim, l’oxford, la flanelle, le tweed. Ensuite, chaque collection doit s’enrichir des inspirations et tendances du moment pour offrir un vestiaire complet et dans l’air du temps.

 

 

Y’a-t-il des grands couturiers que vous admirez tout particulièrement ?

 

Oui complétement. J’ai adoré le travail de Heidi Slimane chez Yves Saint Laurent. Ses collections m’ont beaucoup marqué.

 

 

Quelles sont les principales sources d’inspiration de la marque ?

 

La vie quotidienne et la rue. J’aime vraiment que les vêtements aient un sens, notamment en rapport à ce que je disais tout à l’heure et c’est vraiment en me baladant dans la rue et certains quartiers que je développe des idées. Idem pour le cinéma. Je peux avoir envie de m’inspirer du cardigan de Belmondo dans un film par exemple.

 

Vitrine Balibaris

 

Le Made in France, est-il un atout majeur pour le développement et l’image de la marque ?

 

Plus que le « made in », c’est la transparence qui est très importante. Je pense qu’à partir du moment où le produit est beau et que le rapport qualité/prix est juste, une fois que le client l’a touché et l’a pris en mains et porté, la question du « made in » ne se pose pas. Par contre il souhaite des réponses à ses questions. Il faut être à l’aise pour lui dire que tel tissu vient de tel endroit, que le vêtement a été façonné à tel endroit. « Made in France », « made in Europe » et pas de problème à aller plus loin à condition de rester totalement transparents.

 

 

Quel a été votre meilleur souvenir à titre professionnel ?

 

L’ouverture de la première boutique qui a eu lieu un peu moins de deux ans après la création du site et qui a vraiment concrétisé tout l’univers Balibaris. Il fallait réfléchir aux objets, aux matériaux, au merchandising et ce fut une expérience très excitante.

 

 

Avez-vous déjà pensé à créer des pièces pour Femme ou unisexes ?

 

Un petit peu unisexe, notamment avec la collection avec Amélie Gillier (co-fondatrice de Zadig et Voltaire) qui partait justement du constat que beaucoup de femmes s’habillaient chez nous. Je pense qu’on peut aller un peu plus loin avec des collections unisexes mais des collections Femme ne sont pas encore dans nos projets. On souhaite déjà élargir l’offre homme avant de se lancer dans une nouvelle aventure.

 

 

De quoi pourrait être fait le futur de la marque ?

 

L’international. Nous sommes déjà très présents en France. L’année prochaine nous ouvrons une première boutique à l’étranger et mon objectif ultime est que la marque soit présente aux Etats Unis et en Asie !

 

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